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Un adolescent de Hong Kong emprisonné pour insulte au drapeau chinois

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(FICHIERS) Dans cette photo d'archive prise le 8 août 2020, l'activiste adolescent Tony Chung pose près de l'eau à Hong Kong. – Hong Kong n’est confronté à aucun répit de la répression de la dissidence par Pékin après une année qui a vu son statut de bastion de la liberté d’expression s’effondrer en vertu d’une loi sur la sécurité qui a radicalement transformé la ville. (Photo de ISAAC LAWRENCE / AFP) / POUR ALLER AVEC L'HISTOIRE DE L'AFP HONG KONG-CHINA-POLITICS, FOCUS PAR JEROME TAYLOR, SU XINQI ET YAN ZHAO

Un adolescent de Hong Kong a été condamné à passer quatre mois en prison mardi pour avoir insulté le drapeau national chinois et une réunion illégale alors que Pékin cible de plus en plus des militants de premier plan du centre financier.

Tony Chung, un jeune de 19 ans qui dirigeait un groupe pro-démocratie désormais dissous, a été condamné plus tôt ce mois-ci pour avoir jeté le drapeau chinois au sol lors de bagarres devant la législature de Hong Kong en mai 2019.

Tout en purgeant sa peine, Chung attendra son procès pour «sécession», qui pourrait lui valoir la réclusion à perpétuité selon la loi draconienne sur la sécurité nationale que Pékin a imposée à Hong Kong le 30 juin.

Chung est la première personnalité politique publique poursuivie en vertu de la nouvelle loi sur la sécurité, que Pékin a décrite comme une «épée» pour ramener «l'ordre et la stabilité» au centre financier après sept mois de manifestations massives et souvent violentes en faveur de la démocratie l'année dernière.

Il a été condamné à trois mois chacun pour insulte au drapeau national et rassemblement illégal, et condamné à quatre mois derrière les barreaux.

L'adolescent fait également face à des accusations distinctes de blanchiment d'argent et de complot en vue de publier du contenu séditieux.

Chung a été arrêté par la police en civil en face du consulat américain à la fin du mois d'octobre et a été placé en détention provisoire depuis.

Des spéculations ont circulé sur le fait que les autorités se sont déplacées vers Chung parce qu'il espérait demander l'asile au consulat américain à Hong Kong.

Répression Un nombre croissant de militants pro-démocratie à travers le spectre politique ont fui Hong Kong depuis que Pékin a intensifié sa répression contre les manifestations de la ville contre le régime autoritaire de la Chine.

En vertu de la loi sur la sécurité, le discours dissident au lieu d'actes peut être accusé d'infractions vagues mais graves comme la «subversion» et la «collusion avec des forces étrangères».

La loi a également renversé le pare-feu juridique entre le système judiciaire de droit coutumier internationalement reconnu de Hong Kong et le système judiciaire opaque contrôlé par le Parti en Chine continentale en autorisant l'extradition de suspects de l'autre côté de la frontière pour les juger.

Dimanche dernier, la télévision d’État chinoise CGTN a rapporté que la police de Hong Kong avait mis 30 personnes qui ne se trouvaient pas actuellement à Hong Kong sur sa liste de personnes recherchées pour suspicion d’infraction à la loi sur la sécurité nationale, dont les militants auto-exilés Ted Hui et Baggio Leung.

Des militants éminents qui restent à Hong Kong ont été soit emprisonnés comme Joshua Wong et Agnes Chow, soit font face à de fréquentes arrestations et à de multiples accusations.

Jimmy Lai, un magnat des médias pro-démocratie qui est également accusé de la loi sur la sécurité nationale, a été assigné à résidence et dépouillé de tout discours public – y compris son compte Twitter – alors que la Haute Cour de Hong Kong lui a accordé une caution la semaine dernière.

La décision, cependant, a provoqué de sérieuses critiques de la part de la Chine, qui a menacé d'extrader Lai vers le continent pour y être jugé.

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