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La Tunisie sévit avec des arrestations dans le scandale des déchets dangereux en Italie

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Cette photo prise le 26 novembre 2020 montre une vue d'un conteneur transporté par une grue au-dessus d'un navire de fret au port de Sousse, à environ 140 kilomètres au sud de la capitale tunisienne, où les conteneurs de déchets ménagers en provenance d'Italie sont bloqués pour arriver. enterré dans le pays d'Afrique du Nord. – Un envoi de centaines de tonnes de déchets ménagers d'Italie vers la Tunisie a soulevé des soupçons de sales transactions dans un pays qui peine déjà à gérer ses propres ordures. Les conteneurs ont été importés en deux expéditions par la société tunisienne Soreplast, qui a affirmé avoir l'autorisation du gouvernement d'importer et de recycler des déchets de plastique industriels. (Photo par FETHI BELAID / AFP)

La Tunisie a arrêté une dizaine de personnes dont son ministre de l'Environnement lundi dans un scandale sur des centaines de conteneurs de déchets ménagers expédiés d'Italie vers ce pays d'Afrique du Nord.

Les 282 conteneurs ont été saisis cet été par les douaniers tunisiens dans la ville portuaire méditerranéenne de Sousse.

Ils ont été déclarés transporter des déchets de plastique destinés au recyclage industriel – mais ont été remplis de déchets ménagers mixtes et putrides, interdits d'importation en vertu de la loi tunisienne.

L'affaire met en lumière le commerce mondial trouble des déchets, qui s'est développé malgré des réglementations plus strictes visant à empêcher les pays riches de déverser leurs déchets dangereux sur les pays plus pauvres.

Les conteneurs ont été importés en deux expéditions par la société tunisienne Soreplast, qui a affirmé avoir l'autorisation du gouvernement d'importer et de recycler des déchets de plastique industriels.

Une copie de la demande d’importation de Soreplast vue par l’AFP indiquait que la société importerait «temporairement» les déchets «en balles non dangereuses… pour des opérations de tri, de recyclage et de réexportation vers le territoire européen».

Cependant, le contrat signé par Soreplast avec la société italienne qui a vendu les déchets, Sviluppo Risorse Ambientali Srl, a confié à Soreplast la «valorisation des déchets et leur élimination ultérieure» en Tunisie.

Aucune des deux sociétés n'était disponible pour commenter malgré les nombreux efforts déployés pour les contacter par l'AFP.

Au milieu du scandale, le Premier ministre Hichem Mechichi a limogé le ministre de l'Environnement, Mustapha Aroui, dimanche soir.

Douze personnes ont depuis été arrêtées, dont Aroui et un haut responsable du ministère, a déclaré le porte-parole du tribunal de Sousse, Jabeur Ghnimi.

Des fonctionnaires de l'Agence nationale de recyclage des déchets (Anged), des douanes et de l'agence nationale de protection de l'environnement, le propriétaire d'un laboratoire privé et un diplomate tunisien à Naples étaient également détenus.

Le propriétaire de Soreplast est toujours en liberté, a déclaré Ghnimi.

Au total, 23 personnes ont été interrogées, accusées de chefs d'accusation, notamment «utilisation de faux documents» et «participation à l'importation interdite de déchets dangereux», a-t-il déclaré.

Commerce des déchets en plein essor Le commerce mondial des déchets s'est développé à mesure que des pays plus industrialisés et urbanisés déversent leurs déchets dans les pays en développement.

Interpol a averti en août que les organisations criminelles avaient profité d'une flambée «écrasante» des transferts illégaux de déchets, en particulier vers l'Asie mais aussi d'autres régions du monde.

Les déchets aboutissent souvent dans des pays mal équipés pour y faire face et endurent une forte pollution lorsque les déchets sont brûlés et jetés dans des décharges au lieu d'être recyclés.

Le contrat de Soreplast avec la société italienne, qui collecte et traite les déchets dans la région sud de la Campanie, stipulait qu’elle éliminerait jusqu’à 120 000 tonnes de déchets à 48 euros (59 dollars) la tonne, soit un total de plus de cinq millions d’euros.

Le 8 juillet, les responsables tunisiens ont décidé de confisquer les conteneurs et de les renvoyer en Italie, a déclaré un douanier, s'exprimant sous couvert d'anonymat.

Mais ils restent en Tunisie.

Les journalistes de l'AFP ont visité le port très fréquenté début décembre et ont vu les 212 conteneurs restants empilés dans une zone de stockage.

Des experts judiciaires examinaient leur contenu, a indiqué le directeur du port, mais ont refusé d’autoriser l’AFP à accéder aux ordures malgré l’autorisation des ministères concernés.

«Une quantité énorme» L’affaire a déclenché la sonnette d’alarme en Tunisie, qui se trouve à seulement quelques centaines de kilomètres de l’Europe et a du mal à gérer ses propres déchets.

Selon un récent rapport de la Banque mondiale, 61% seulement des déchets de la capitale Tunis sont collectés, et la plupart finissent dans des décharges à ciel ouvert.

«Cette affaire montre que de grands lobbies» sont en jeu en Tunisie, a déclaré Hamdi Chebaane, expert en gestion des déchets et membre de la coalition environnementale Tunisie Verte, s'exprimant avant les arrestations.

Il a accusé le ministère de l'Environnement d'avoir subi de fortes pressions ces dernières années de la part d'hommes d'affaires souhaitant importer des déchets.

Bechir Yahya, le chef de l'agence de recyclage Anged, avait précédemment accusé l'agence des douanes d'avoir autorisé les déchets à entrer en Tunisie «sans autorisation officielle».

Mais le service des douanes a rétorqué qu'Anged, qui opère sous le ministère de l'Environnement, a donné le feu vert pour retirer du port les 70 premiers conteneurs.

L'AFP a vu un échange de courriels entre Yahya et les douaniers, dans lequel il déclare ne voir «aucune objection à l'importation de ces produits en plastique… qui ne contiennent pas de produits dangereux» après avoir vu les résultats d'échantillons prélevés sur les déchets.

Yahya a déclaré plus tard que l'e-mail exprimait uniquement son «opinion personnelle» et n'était «pas un document officiel».

Les écologistes s'inquiètent de ce qui se serait passé si l'affaire n'avait pas été révélée.

«Cette énorme quantité, que la Tunisie n'aurait pas pu enterrer, où aurait-elle été envoyée?» dit Chebaane.

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